Editions: Editions Tintamarre / Cahiers du Tintamarre
 
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Histoire des Comités de Vigilance aux Attakapas. Alexandre Barde. Texte établi par Mary Greenwood.

ISBN: 978-09793230-2-7. $19.50

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Histoire des Comités de Vigilance aux Attakapas. Alexandre Barde. Texte établi par Mary Greenwood.

    1859. District des Attakapas, Louisiane. À quelques mois de la crise de la Sécession, plusieurs citoyens – planteurs, éleveurs de bétail et commerçants – se constituent en milices populaires, appelées « comités de vigilance ». Leur mission : sévir contre une criminalité galopante et les mœurs douteuses de quelques marginaux. Leur méthode : le bannissement, fouet et potence à l’appui.
C’est un véritable feu de prairie. En peu de temps, jusqu’à 4 000 Créoles et Cadiens du sud-ouest de la Louisiane épousent la cause de la vigilance afin d’évincer « la pègre » et restituer le pays aux « honnêtes gens ».
Alors que rien n’ébranle leur foi dans la loi de Lynch, les vigilants savent leurs procédés extra-juridiques critiquables à plus d’un égard. Ils se dotent de tous les signes de la légitimité organisationnelle : constitution, règlements intérieurs, hiérarchie, et cetera. Ça ne suffit pas. Ils ont besoin d’un défenseur, d’un apologiste, voire plus : d’un barde qui puisse chanter l’épopée de la justice populaire. Ainsi naît un livre longtemps haï et honni par les enfants et petits-enfants de ceux qui s’y trouvent pointés du doigt, L’Histoire des Comités de Vigilance aux Attakapas d’Alexandre Barde.
    Sous la plume habile et tonitruante de son auteur, L’Histoire des Comités propose un récit mouvementé des troubles de 1859. Mais l’œuvre renferme plus qu’elle ne veut déceler, car cette histoire est aussi celle de celui qui l’écrit : d’un Français venu en Amérique dans la fleur de sa jeunesse qui, après avoir abandonné ses rêves de gloire littéraire pour s’exiler à la campagne, se lance tout entier dans une entreprise rien de moins que romanesque, dans l’esprit du mot d’ordre que lui intime un chef vigilant, Sarrazin Broussard : « Faites-nous une bonne histoire ».

Clint BRUCE.