|

Les Veillées
d’une sœur. Désirée
Martin. Introduction et Notes de May Waggoner.
ISBN: 978-09793230-4-1. $19.50
Pour commander ce texte, contactez la librairie de Centenary College
:
Par courriel : bookstor@centenary.edu
Par téléphone : 318-869-5278
Par fax : 318-869-5295
ou commandez-le à :

|
Les Veillées
d’une sœur. Désirée
Martin. Introduction et Notes de May Waggoner.
Désirée
Martin voit le jour sur les bords du bayou Lafourche en 1830. Six
mois plus tard, sa famille s’installe dans la ferme de son
grand-père, à la Grande Pointe. Sa mère, de
plus en plus rêveuse et mystique, voire instable, ayant perdu
son mari lors d’une épidémie de choléra,
pousse la jeune fille à entrer au couvent. Désirée,
partagée, ne se sent pas née pour cette vocation.
Sa mère insiste, et le 27 juillet 1846, elle entre au pensionnat
du Couvent du Sacré-Cœur comme orpheline, développant
grâce à ces sœurs son intellect et son esprit.
En avril 1850, à l’âge de 19 ans, elle commence
son postulat, et trois ans plus tard, le 24 mai 1853, elle prend
l’habit.
Renonçant à ses vœux
religieux vingt ans plus tard, Désirée retourne vivre
au village où les mauvaises langues se délient rapidement.
Elle est, après tout, une sœur défroquée
et une vieille fille de 43 ans. Certains disent qu’elle avait
quitté le couvent pour se marier, d’autres parce qu’elle
était devenue folle ; on entend également dire qu’elle
était malade, ou qu’elle a été expulsée
à cause de sa « tête exaltée ».
Il y en a même qui évoquent une fuite clandestine,
d’autres parlent vaguement de 40 000 piastres offertes par
la Supérieure pour des raisons mystérieuses. Désirée
est profondément blessée par l’hostilité
qu’elle rencontre à la Grande Pointe. Sous le poids
de la censure, elle se comporte avec grâce en essayant de
se justifier contre « les pauvres colporteurs de nouvelles
» qui la critiquent. C’est dans ses Veillées
qu’elle se réfugie et verse toute son âme, nous
laissant un document précieux qui met à nu la vie
psychologique d’une femme seule, perdue dans l’immensité
d’une Louisiane isolée, rurale et profondément
patriarcale.
|