Editions: Editions Tintamarre / Cahiers du Tintamarre
 
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Les Veillées d’une sœur. Désirée Martin. Introduction et Notes de May Waggoner.

ISBN: 978-09793230-4-1. $19.50

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Les Veillées d’une sœur. Désirée Martin. Introduction et Notes de May Waggoner.

     Désirée Martin voit le jour sur les bords du bayou Lafourche en 1830. Six mois plus tard, sa famille s’installe dans la ferme de son grand-père, à la Grande Pointe. Sa mère, de plus en plus rêveuse et mystique, voire instable, ayant perdu son mari lors d’une épidémie de choléra, pousse la jeune fille à entrer au couvent. Désirée, partagée, ne se sent pas née pour cette vocation. Sa mère insiste, et le 27 juillet 1846, elle entre au pensionnat du Couvent du Sacré-Cœur comme orpheline, développant grâce à ces sœurs son intellect et son esprit. En avril 1850, à l’âge de 19 ans, elle commence son postulat, et trois ans plus tard, le 24 mai 1853, elle prend l’habit.
     Renonçant à ses vœux religieux vingt ans plus tard, Désirée retourne vivre au village où les mauvaises langues se délient rapidement. Elle est, après tout, une sœur défroquée et une vieille fille de 43 ans. Certains disent qu’elle avait quitté le couvent pour se marier, d’autres parce qu’elle était devenue folle ; on entend également dire qu’elle était malade, ou qu’elle a été expulsée à cause de sa « tête exaltée ». Il y en a même qui évoquent une fuite clandestine, d’autres parlent vaguement de 40 000 piastres offertes par la Supérieure pour des raisons mystérieuses. Désirée est profondément blessée par l’hostilité qu’elle rencontre à la Grande Pointe. Sous le poids de la censure, elle se comporte avec grâce en essayant de se justifier contre « les pauvres colporteurs de nouvelles » qui la critiquent. C’est dans ses Veillées qu’elle se réfugie et verse toute son âme, nous laissant un document précieux qui met à nu la vie psychologique d’une femme seule, perdue dans l’immensité d’une Louisiane isolée, rurale et profondément patriarcale.